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La Crète en 7 jours

La Crète, surnommée « l’île des Dieux » en raison des nombreux récits mythologiques qui y trouvent leur origine, est la plus vaste des îles grecques. Située au carrefour de la mer Égée, de la mer de Crète et de la mer de Libye, elle bénéficie d’un climat doux et ensoleillé qui en fait une destination privilégiée.

Son relief est marqué par une chaîne montagneuse impressionnante : une trentaine de sommets dépassent les 2 000 mètres d’altitude, offrant des panoramas spectaculaires. L’île séduit par la diversité de ses paysages — plages aux eaux turquoise, gorges sauvages, villages pittoresques — mais aussi par sa gastronomie et son patrimoine historique. Convoitée au fil des siècles par Rome, l’Empire byzantin, les Arabo-andalous, la République de Venise et l’Empire ottoman, elle conserve les traces de ces influences multiples, qui lui confèrent une identité riche et singulière.

Nous avons eu l’occasion de découvrir cette île lors d’un séjour d’une semaine en octobre 2025. Installés à Chania (également nommée La Canée), nous avons exploré l’Ouest de la Crète avant de terminer notre voyage dans l’Est, autour d’Agios Nikolaos. Une immersion qui nous a permis d’appréhender la diversité de cette terre méditerranéenne.


Balos
L'Ouest de la Crète 

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Agios Nikolaos
Agios Nikolaos et ses alentours

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white ceramic bowl with yellow and green dish
Cuisine crétoise

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Informations pratiques

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L'Ouest de la Crète

Plage d'Elafonissi

Élue « plus belle plage d’Europe » en 2025 par Tripadvisor, Elafonissi séduit par son décor de carte postale et son sable aux reflets rosés. C’est tout naturellement que nous avons choisi de commencer notre découverte de la Crète par ce lieu emblématique.

Située à l’extrême sud-ouest de l’île, Elafonissi se rejoint après environ 76 kilomètres de route depuis La Canée, soit près d’1h30 de trajet en voiture. Le parcours, d’abord côtier jusqu’à Kissamos, plonge ensuite dans le cœur montagneux de la Crète. La route serpente entre canyons et sommets vertigineux, offrant des panoramas spectaculaires. Les paysages se transforment au fil des kilomètres : champs d’oliviers à perte de vue, villages pittoresques et les célèbres Krikris, ces chèvres locales qui animent les flancs rocheux.

À l’approche du site, il devient évident que la plage attire beaucoup de visiteurs, même en octobre. De vastes parkings payants (entre 3 et 5 €) permettent de stationner avant d’emprunter un sentier caillouteux d’une dizaine de minutes, facilement accessible. Peu à peu, le lagon se dévoile et la vue depuis le chemin est splendide.

Elafonissi

Une fois arrivés, il faut parfois rivaliser pour trouver un emplacement sur le sable. Nous avons choisi de longer le lagon vers la droite afin de nous éloigner de la foule. Là, baignade dans des eaux tièdes et cristallines, sable fin et montagnes en arrière-plan composent un décor enchanteur. 

Cependant, le sable rose, souvent mis en avant sur les photos, se révèle moins éclatant et présent qu’attendu. De plus, la fréquentation importante altère quelque peu la magie du lieu.

Elafonissi

Depuis le nord de l’île, le détour mérite réflexion : pour nous, la plage vaut le coup d’œil si l’on se trouve dans la région, mais pas nécessairement un long trajet. Quant à son titre de « plus belle plage d’Europe », nous restons sceptiques. Rien qu’en Crète, nous avons trouvé un autre lagon, celui de Balos, bien plus spectaculaire à nos yeux.


Le lagon de Balos

Notre deuxième étape fut la découverte du lagon de Balos, situé dans le nord-ouest de la Crète. Ce site nous a profondément marqués par la majesté de son paysage et la beauté de son cadre naturel.

Nous avons choisi d’y accéder par la route terrestre. Après avoir garé notre voiture sur le petit parking à l’entrée du site, une marche d’environ 30 minutes est nécessaire pour rejoindre le lagon. Le sentier, caillouteux et escarpé, offre à la descente des panoramas spectaculaires : terre rouge et rocailleuse, eau turquoise, relief abrupt, chèvres locales — les fameuses Krikris — et ce rocher imposant qui domine le décor. 

Balos

Balos

L’arrivée sur la plage est saisissante : sable blanc parfois teinté de rose, eau tiède et peu profonde, lagon turquoise s’étendant au pied de falaises impressionnantes. Un véritable coup de cœur !

Balos

La question principale reste celle du mode d’accès. Deux options s’offrent aux visiteurs :

  • Par la terre, via une route sinueuse et caillouteuse. C’est l’option que nous avons retenue avec notre voiture de location. Bien que réputée difficile, la route est praticable en roulant lentement et avec prudence, notamment lors des croisements. Elle longe les falaises et offre des vues splendides sur la côte. Depuis Kissamos, le trajet dure environ 30 minutes, avec une taxe d’environ 1 € par personne à régler au poste de contrôle.

  • Par la mer, en participant à une excursion d’une journée au départ de Kissamos.

La vieille ville de Chania (La Canée)

Nous avons consacré une partie de notre séjour à la découverte de la vieille ville de Chania, véritable cœur historique de La Canée. Dès notre arrivée au port, l’ambiance nous a captivés : l’eau transparente, les bateaux de pêche, les terrasses animées et la silhouette de la mosquée confèrent au lieu un charme singulier. En longeant le front de mer, nous avons rejoint les chantiers navals vénitiens, imposants vestiges du XVIe siècle qui témoignent de l’importance maritime de la ville.

En explorant les ruelles étroites du vieux quartier, entre boutiques, cafés et tavernes, nous avons retrouvé une atmosphère vivante et chaleureuse. Chania

Quand la nuit tombe, le phare égyptien, symbole de Chania, s’illumine et crée un décor enchanteur, idéal pour savourer les spécialités locales dans les tavernes qui bordent le port.

Chania

Les gorges d'Agia Irini


Situées au cœur du Parc National de Samaria, les gorges d’Agia Irini offrent une randonnée spectaculaire, bien moins fréquentée que celles de Samaria et constituant une belle alternative lorsque les conditions météo ne permettent pas d’y accéder. Le parcours de 7 km alterne entre forêts de pins, passages rocheux et cheminement dans le lit de la rivière — asséchée en été, donc inutile d’espérer une baignade rafraîchissante.

Agia Irini

Tout au long de la descente, on s’émerveille de la végétation qui s’accroche aux parois abruptes et des senteurs de thym et de sauge qui parfument l’air. 

Comptez environ 3 heures de marche, de bonnes chaussures étant indispensables. Des points d’eau jalonnent le chemin tous les 2 km environ. Le sentier n’est pas une boucle : il mène vers le nord de Sougia et les rivages de la mer de Libye. À l’arrivée, un retour en taxi ou en bus est à prévoir, même si l’aller-retour à pied reste possible et permet d’apprécier des perspectives différentes entre montée et descente.

📍 Point de départ : Agia Irini starting point (Ανατολικός Σέλινος 730 09, Grèce).

Agia Irini

Les gorges de Samaria

Les gorges de Samaria sont sans doute les plus célèbres de Crète, et pour cause : elles sont considérées comme les plus étroites d’Europe ! Ce canyon de plus de 16 km se resserre parfois jusqu’à seulement 2,50 m de largeur. Nous n’avons malheureusement pas pu les parcourir en raison de la météo, mais voici quelques informations utiles pour organiser cette randonnée emblématique.

Comptez entre 5 et 7 heures de marche pour descendre les 16 km qui mènent jusqu’à la mer. 

Le départ se fait depuis le parking d’Omalos (5 € la journée). Après la descente de 16 km, vous arriverez dans un petit village où deux options s’offrent à vous : marcher encore 2 km pour rejoindre Agia Roumeli, ou prendre une navette (2 € par personne).

À Agia Roumeli, il faudra acheter un billet de ferry pour Sougia (15 € par personne, environ 50 minutes de traversée). Les bateaux circulent tous les jours à 17h30 entre avril et octobre — il est conseillé de vérifier les horaires sur le site officiel de la compagnie de ferry Anendyk. 

Une fois arrivés à Sougia, un bus vous ramènera jusqu’à Omalos en environ 1h20, bouclant ainsi votre parcours.

Agios Nikolaos et ses alentours

Agios Nikolaos

Après plusieurs jours passés dans l’ouest de la Crète, nous avons pris la route depuis Chania pour rejoindre Agios Nikolaos, l’une des villes côtières les plus charmantes de l’est de l’île. Le trajet, d’un peu plus de trois heures, longe la côte nord et offre de superbes panoramas. À mesure que nous approchions du plateau de Lassithi, les paysages devenaient plus abrupts : hautes montagnes, falaises plongeant dans la mer et villages accrochés aux reliefs. Agios Nikolaos, construit en pente, dévoile ses ruelles animées qui descendent toutes vers la mer.

Agios Nikolaos

Le cœur de la ville est sans conteste le lac Voulismeni, un bassin circulaire autrefois surnommé le « bassin d’Artémis ». Niché au creux des reliefs et réputé "sans fond" il est en réalité profond d’environ 64 mètres et est entouré d’une agréable promenade bordée de cafés et de restaurants. Le point de vue depuis le parc qui domine le lac est l’un des plus romantiques de la ville. En flânant dans les ruelles du centre, nous avons découvert de jolies boutiques artisanales et de belles bijouteries, dans une ambiance chaleureuse et vivante.

C’est autour de ce lac que nous avons dégusté le meilleur gyros de tout notre séjour en Crète, à un prix imbattable !

La ville s’étend ensuite vers la mer, avec un port animé et plusieurs petites plages. Pour profiter pleinement du littoral, nous avons choisi de séjourner dans le quartier d’Ammoudara, dans un établissement en front de mer. Le sable fin et l’eau tiède — parfois même étonnamment chaude grâce à des courants locaux — ont rendu cette parenthèse balnéaire particulièrement agréable.

Kritsa, un village traditionnel


À une dizaine de kilomètres d’Agios Nikolaos, perché sur les pentes du mont Kastellos, le village de Kritsa est l’un des plus anciens et des plus authentiques de Crète. Dès notre arrivée, nous avons été charmés par ses ruelles très pentues, ses façades blanches aux toits plats et les bougainvilliers qui débordent des balcons fleuris. Ici, l’on ressent immédiatement l’âme crétoise.

Kritsa

En flânant dans les petites rues, nous avons découvert de nombreuses boutiques artisanales où les femmes du village perpétuent le savoir-faire traditionnel du tissage et de la broderie. C’est l’un des meilleurs endroits pour acheter un souvenir authentique. On y trouve également une excellente huile d’olive locale, produite dans la région depuis des générations.

Les gorges de Kritsa, valent le détour pour les amateurs de randonnée. Le paysage alterne entre parois rocheuses, végétation sauvage et vues magnifiques sur la vallée d’Agios Nikolaos. Certains passages demandent de grimper ou de descendre en glissant, mais la dernière partie est la plus impressionnante : les parois se resserrent, deviennent de plus en plus hautes.

Kritsa est un véritable condensé de Crète : un village vivant, fleuri, authentique, où traditions et nature se rencontrent. Une étape incontournable pour découvrir l’est de l’île autrement.

Les lieux incontournables aux alentours

L'île de Spinalonga

L’île de Spinalonga, aussi appelée « l’île des lépreux », fascine autant par son histoire que par son atmosphère singulière. Cet îlot fortifié, construit par les Vénitiens au XVIᵉ siècle pour protéger la côte crétoise, devint plus tard l’une des dernières léproseries d’Europe, en activité jusqu’en 1957. Aujourd’hui, on y découvre les remparts, les ruelles désertées et les vestiges du village où vivaient autrefois les malades. L’excursion en bateau depuis Agios Nikolaos permet d’admirer les eaux turquoise qui entourent l’île avant d’explorer librement la forteresse. Par manque de temps, nous n’avons pas pu la visiter, mais c’est sans conteste l’un des incontournables de l’est de la Crète.

cruise ship and boats docked beside isle with buildings

La grotte de Zeus, Zeus Cave

Située sur le plateau du Lassithi, à plus de 1 000 mètres d’altitude, la Zeus Cave — également appelée Diktaion Andron ou Psychro Cave — est l’un des sites mythologiques les plus emblématiques de Crète. Considérée comme le berceau de Zeus, elle serait, selon la légende, l’endroit où la déesse Rhéa cacha et protégea son fils de Cronos, son père, qui dévorait ses enfants.

L’accès se fait par un sentier assez raide, mais la vue sur le plateau du Lassithi récompense largement l’effort. Nous n’avons malheureusement pas pu la visiter durant notre séjour en raison de travaux en cours, mais elle reste une visite incontournable pour ceux qui séjournent dans l’est de la Crète ou autour d’Agios Nikolaos.

Cuisine crétoise


La gastronomie crétoise est une cuisine généreuse, conviviale et profondément méditerranéenne, réputée pour ses bienfaits grâce à l’abondance d’huile d’olive locale. Cette convivialité se retrouve dans les mezzés à partager, proches des tapas, mais aussi dans les nombreux plats traditionnels servis en portions copieuses. En Crète, les repas se terminent presque toujours par une petite attention : un dessert offert accompagné d’un verre d’ouzo ou de raki, les alcools digestifs emblématiques de l’île. Les mets, préparés avec de l'huile d’olive et relevés d’épices et d’herbes aromatiques, offrent une explosion de saveurs qui ravit les papilles.

Les spécialités crétoise


  • Le tzatziki : du yaourt grec, du concombre, de l'ail et de l'huile d’olive. Frais, crémeux et parfait en accompagnement !
  • Dolmadakia : des feuilles de vigne farcies au riz parfumé
  • La moussaka : Ce gratin généreux alterne couches d’aubergines fondantes, de viande hachée parfumée à la cannelle, de pommes de terre et de béchamel. Le grand classique grec par excellence.
  • Soutzoukakia : des boulettes de bœuf ou d’agneau, parfumées au cumin, à l’ail et aux herbes, mijotées dans une sauce tomate riche et légèrement épicée. Servies avec du riz ou des pommes de terre
  • Souvlaki et Gyros : les incontournables brochettes ou viandes grillées servies dans du pain pita avec légumes, tzatziki et frites.

Côté douceurs, le miel est largement utilisé dans les desserts crétois. Parmi les incontournables, on retrouve :

  • Le gâteau de semoule au miel, souvent parfumé au citron ou à la cannelle. Moelleux, fondant et délicatement sucré, il est servi en petites portions à la fin du repas — bien souvent offert, comme le veut la coutume crétoise.
  • Les loukoums, petites bouchées frites arrosées de miel et parfois saupoudrées de sésame ou de cannelle.
  • Les baklavas, feuilletés aux noix et au miel, héritage de la cuisine ottomane.

Ces recettes, souvent préparées avec des ingrédients simples reflètent parfaitement l’esprit de la cuisine crétoise : généreuse, parfumée et profondément authentique.

Informations pratiques Grece

 

Distance depuis Paris

2 380 km / 3h de vol / 3 aéroports Héraklion, le principal, La Canée, le secondaire situé à l'ouest de l'île, Sitia, pour les vols internes et situé à l'est de l'île.

Décalage horaire

+ 1h que Paris (ex : 10h à Paris = 11h à Rhodes)


Monnaie

Euros

Point Culminant

2 456 m, le Mont Ida

8 336 km2 de superficie 
650 000 habitants

Internet et téléphone

Forfait utilisable de la même façon qu’en Europe

Prises électriques

Pas besoin d'adaptateur

Climat méditerranéen 

Période idéale d'avril à octobre. Températures entre 20 et 30°. Pluviométrie moyenne de 2j/mois.

De novembre à mars, Températures entre 15 et 18°. Pluviométrie moyenne de 9j/mois.

Langue 

Grec / Anglais utilisé

Eau potable

Non, sauf à La Cannée/Chania

Documents administratifs

Carte d’identité ou passeport en cours de validité

 

Déplacements
  • En voiture : La location de voiture est une option pratique et presque indispensable pour explorer les différentes régions de l’île.
  • En bus : Le réseau est bien développé dans la plupart des villes quotidiennement. Les trajets sont assurés par la compagnie KTEL. Retrouvez plus d’informations sur le site internet officiel de la compagnie KTEL.
Pays Grèce

Région Crète / Chef-lieu Héraklion